Ma famille

Parrain et marraine

Lorsqu’une personne décide de faire baptiser son enfant, le choix d’un parrain et d’une marraine sera crucial. Pour certains, l’évidence s’imposera tel le choix d’un frère, d’une sœur, d’un cousin… tandis que d’autres choisiront des amis de la famille.

L’église considère que ce choix ne doit pas être anodin, puisque ces deux personnes épauleront les parents dans l’accompagnement de leur enfant dans la foi chrétienne. Ainsi, leur rôle est d’accompagner leur filleul(le) tout au long de sa vie dans la préparation des sacrements chrétiens. Pour cela, l’église est stricte là dessus, le parrain et la marraine doivent avoir reçu le baptême et la confirmation. Si tel n’est pas le cas, ils ne pourront être que témoins et donc ne signeront pas le registre des baptêmes lors de la cérémonie religieuse.

Que de tracasseries attendent les parents pour la préparation du baptême de leur enfant entre les papiers à fournir, le choix de l’église, sans oublier les invitations, le repas … pour un moment très court finalement.

Une croyance populaire veut que le choix d’un parrain et d’une marraine soit primordial car l’on pense que s’il arrive quelque chose aux parents, ces personnes choisies seront aptes à prendre soin de leur filleul(le) et à l’élever. Finalement leur rôle n’est pas de remplacer le père et la mère, juste à les accompagner dans leur vie chrétienne et les sacrements : baptême, première communion, confirmation…

En effet si l’on se penche sur le problème épineux, on constate que la loi française est très stricte là dessus. Pour la loi, le parrain et la marraine, dans le baptême religieux, n’ont aucun droit sur les enfants. Seule la justice décidera de nommer un tuteur en l’absence de famille ou en cas de divergences sur la garde du dit enfant. Seul un testament établi par les parents dans lequel ils nomment les personnes qui auront la garde de leurs enfants en cas de décès a une valeur aux yeux de la loi.

Moi-même, je ne savais pas tout cela avant de batailler pour chercher un parrain à notre bébé à naître. Les croyances ont la peau dure. Quand on a entendu des faits « établis » tout au long de sa vie, on est apte à les croire sans vraiment chercher à approfondir. Nos parents, nos grands-parents le disaient donc cela devait être vrai. Le français serait’ il un peu fainéant pour ne pas faire de recherches alors qu’aujourd’hui cela est si aisé grâce à Internet.

Pour ma fille, la question ne s’est pas posée pour le choix de la marraine. A l’époque mes parents étaient en froid avec ma sœur, je ne l’ai donc pas prise comme marraine, sachant que les grands-parents maternels n’auraient pas été présents au baptême de leur premier petit enfant. Je ne voulais pas les empêcher d’assister à la cérémonie. Les histoires de famille, quelle galère et quels déchirements, privilégier un plutôt que l’autre pour ne pas froisser la susceptibilité de certaines personnes. Donc, nous avons choisi une sœur à mon mari et nous en sommes contents. Pour le parrain, choix moins évident, je n’avais pas de frères, de cousins proches, mon mari voulait une personne de mon côté familial, j’ai donc pensé au compagnon de ma meilleure amie, ma sœur de cœur.

Confiants en ce mois de janvier 2008, nous allons voir le prêtre de notre paroisse pour à la fois fixer une date et organiser le mariage et le baptême le même jour soit le 09/08/2008. Là monsieur le curé est assez franc, il nous dit qu’il ne se sent pas capable de dire deux cérémonies en suivant sachant qu’elles sont toutes deux importantes. Il nous propose donc dans un premier temps de célébrer le baptême le matin et le mariage l’après midi. Cela nous pose problème, le jour d’un mariage le temps est précieux et le matin beaucoup de préparatifs surtout que nous avons décidé d’organiser tout nous-mêmes. Coiffeur, réception du traiteur à la salle, mise en chambre froide, gâteaux à aller chercher, église à décorer etc.

Puis le père Alfredo nous sort une phrase qui m’a marquée et dont je me souviendrai toute ma vie je crois : « Rachel n’est pas dans la grâce de Dieu. » Vous pourriez la baptiser plus tôt si c’est possible que le parrain et la marraine se déplacent bien sûr. Heureusement pour nous, la marraine qui vit dans le nord avec ses enfants devait venir en février passer quelques jours chez sa mère. Et le parrain ne vit pas très loin. On appelle les intéressés pour les en informer et leur demander si cela les dérange. Pas  de soucis, ils seront disponibles. Et nous voilà fixant le baptême de notre fille au 16 février 2008 soit un mois et 3 semaines après sa naissance. Mais ceci est une autre histoire.

Pour notre fils, nous avons choisi de privilégier la famille, le parrain est un cousin de mon mari qui vit dans le sud est de la France avec son épouse. La marraine est ma sœur qui vit en Belgique, réconciliée avec nos parents. Là encore nous avons organisé le baptême peu après sa naissance le 16/08/2009.

Pour notre dernier-né, le choix a été très facile pour la marraine. Nous avions décidé très vite que ce serait elle, qui a accepté avec joie ce rôle. Pour le parrain, un premier choix avait été fait mais la personne a refusé ne se sentant pas capable en ayant deux déjà. Nous avons parfaitement compris. Restait à rechercher à nouveau, et l’évidence était sous nos yeux. C’était la personne qu’il nous fallait et elle a accepté avec « grand plaisir » comme il nous a répondu. Ouf ! Gros soupir de soulagement, tous deux des amis proches.

Le suspense va perdurer jusqu’à la naissance comme pour le prénom. Seuls les intéressés sont au courant de notre choix et nous bien sûr. A suivre.

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