Nos balades

La valse lente des tracteurs

La valse lente des tracteurs ou les joies de la vie à la campagne.

En ce mois de Septembre, nous assistons au ballet incessant sur nos routes de campagne de tracteurs avec remorques ou de convois agricoles.

Pour ceux qui n’y connaissent rien, ce sont des batteuses, du moins en cette période, grosses machines agricoles qui ne peuvent prendre la route qu’en convoi c’est-à-dire précédées d’un véhicule équipé d’un gyrophare avec une plaque à l’avant du véhicule signalant  » convoi agricole « .Donc toute la journée jusque tard le soir, nous entendons passer les tracteurs devant chez nous.

Mon fils 2 ans passés, me dit toute la journée  » maman y a un tracteur « . Il sait reconnaître le bruit du moteur d’un tracteur. Et oui que voulez-vous, il connaît bien. Papi a une exploitation agricole et plusieurs tracteurs. D’ailleurs, il me dit tous les jours  » on va à la ferme, on va voir les tracteurs « . Dès qu’il a commencé à parler, il a su les nommer à sa façon :  » les cracras « . Il en entendait toujours parler mais n’arrivait pas à prononcer le mot. Depuis peu, il arrive à le dire correctement, quel exploit pour lui. Maintenant il peut demander à son papa ce qu’il veut : » un gros tracteur papa « . Mais bon papa n’en a pas encore un à lui , il se sert de ceux de papi alors mon petit gnome va devoir patienter pour en avoir un à lui.

Je ne sais pourquoi il a une si grande passion pour les tracteurs. Peut être le fait que je sois montée dans un tracteur étant enceinte de lui. Je vous rassure, on ne roule pas à grande vitesse. Le seul hic quand on est passager c’est que l’on n’a pas forcément un siège et donc l’on s’assoit où l’on peut et comme on peut surtout. Cela saute également pas mal lorsque l’on est en charge.

Je sais ce que vous pensez, que je suis un peu folle de monter dans des tracteurs enceinte. Mais bon quand vous en avez marre, que le ventre commence à peser, vous tentez tout pour déclencher l’accouchement plus tôt. Pour moi, cela n’a pas réussi. Mon petit gnome n’était pas pressé de sortir et un aller retour en tracteur ne l’a pas décidé, il ne voulait pas.

Mais depuis qu’il marche, dès qu’il va voir son grand père ou son papa à la ferme, il est en extase devant les tracteurs. En tout cas, l’expérience du tracteur dans le ventre de maman ne l’a pas traumatisé. A la moindre occasion, dès que papa prend le tracteur et que notre petit gnome est à la ferme, il veut monter dans le tracteur avec son père. Les très grands l’impressionnent, il en a un peu peur, il faudrait que maman monte dedans avec lui. Mais le petit sans cabine de papi, alors là il ne se fait pas prier. La relève est’-elle assurée ? Affaire à suivre.

Pour en revenir à la valse des tracteurs, nous sommes dans une période très importante pour les agriculteurs producteurs céréaliers. En effet, nous sommes en pleine période de ramassage du maïs, surtout que l’été a été propice à la culture; soleil, pluie, soleil, tout pour lui permettre de pousser et ensuite de bien sécher. De ce fait, il est prêt à être ramassé. Le soleil a permis un bon séchage sur pied et donc il sera moins humide pour être vendu.

Les agriculteurs sont tributaires du temps pour à la fois préparer leurs terres en vue des cultures mais également pour le ramassage. Ainsi donc, ils peuvent commencer en avril voire mai à préparer les terres et semer leur maïs qui sera récolté en septembre, octobre si l’été a été une bonne saison et suivant l’état d’avancement de la culture.

D’autre part peu d’agriculteurs sont équipés de batteuses, outil permettant le ramassage du maïs, du blé….Ils doivent donc faire appel à des entreprises extérieures possédant ces équipements et qui sont peu nombreuses. Ainsi lorsque l’entreprise arrive, il faut que les agriculteurs soient sur le champ avec tracteur et remorque afin que la récolte soit transférée dans ces dernières. Certains agriculteurs iront directement vendre leur production aux entreprises acheteuses qui leur déduieront des frais de séchage tandis que d’autres préféreront le sécher eux mêmes et le stockeront en attendant des jours meilleurs et surtout des cours du maïs plus intéressants. Encore faut-il avoir des silos de stockage personnels et des séchoirs.

Ainsi donc nous avons un ballet incessant sur nos routes de tracteurs avec remorques pleines ou vides; certains partant livrer d’autres en revenant sans oublier le passage de ces batteuses engins assez impressionnants.

Ce qui me fait rire, c’est lorsque les gens se retrouvent derrière les tracteurs roulant à petite vitesse et pestant à la fois contre leur lenteur et se demandant pourquoi ils sont sur les routes à ce moment là.  » Ils font chier le monde quoi ces agriculteurs « . Mais il faut se dire que ces agriculteurs travaillent eux aussi et qu’ils dépendent des heures d’ouverture des entreprises où ils livrent. Mais également pensez quand vous vous retrouverez derrière un tracteur que ces personnes font vivre la France. Sans les agriculteurs que deviendrions nous ? A bon entendeur salut et surtout évitez de doubler un tracteur sans aucune visibilité.

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