Coup de blues

Lundi matin de bonne heure, la soeur de mon cher et tendre,son compagnon et les garçons sont arrivés chez ma belle mère pour deux semaines de vacances. Donc lundi midi, nous étions invités à y manger, nous avions tout prévu avant avec ma belle mère pour faire quelques préparatifs chez nous et les apporter, d’où les fameuses tartes à la mûre.

Bref, arrivés au portail de sa maison, un coup de fil, un client venait d’arriver à la ferme pour voir ce que nous faisions comme légumes etc…, obligés de repartir. Ca commençait mal, et les voilà nous tenant la parlotte pendant plus de demi heure pour finir par prendre 2 melons. Passablement énervée par ces clients qui se croient tout permis et qui me rappellent bien les autres clients que j’avais au magasin.

Et là, on se dit à quoi çà sert d’avoir laissé tomber son boulot, provisoirement, une pause, pour retrouver des clients chiants et emmerdeurs comme pas permis qui viennent par curiosité voir l’atelier maraîchage de mon mari qui débute. Et de vous dire, « c’est dur le démarrage », p***** de vacanciers qui viennent faire chier le monde à 11h30, 12h pour venir chercher une salade ou un melon pour le midi et qui ne reviendront pas en plus. Ils vont pas nous faire vivre avec çà.

Vous l’aurez compris, je suis passablement énervée par l’attitude de tous ces gens qui viennent par curiosité, ou alors d’autres apprenant ce que votre mari va faire, vous ont affirmé  » on va venir  » et qu’on attend encore.

Bref, je suis dans une mauvaise passe, j’ai le moral dans les chaussettes, tout se pourquoi mon mari travaille si dur, fluctue et a du mal à décoller. Et moi, j’ai beau le soutenir moralement et lui dire de persévérer, que çà va fonctionner, je cogite quand même pas mal allant jusqu’à me dire que j’ai fait la plus belle connerie de ma vie, excusez le mot en prenant un congé parental et oui j’en suis là quand çà va mal dans ma tête.

Je cache mon jeu auprès de mon mari, nos amis ( le peu qu’on a d’ailleurs ), la famille et je réfléchis la nuit et je sens mon mari se faire du souci aussi. Et devoir, lui, retourner travailler à l’extérieur pour continuer à vivre tout simplement, il va cumuler tout et çà me fait mal pour lui. J’aimerais tant que son rêve se réalise et que son affaire fonctionne même si je sais qu’il faudra du temps.

Bon, revenons à nos moutons, nous avons fini par arriver avec une heure de retard, tout excusés. Nous avons mangé, enfin la famille était un peu fatiguée, ils avaient très peu dormi, le petit dernier, 9 mois à peine, avait du mal à trouver le sommeil et réclamait sa maman, pauvre bout de chou qui était perdu, plus de repères familiers et de nouvelles têtes à découvrir. Et oui, nous nous faisions une joie de faire la connaissance de notre neveu et cousin pour les enfants mais ce n’était pas le bon jour. Nous avons compris parfaitement la situation du pauvre petit bonhomme et des parents.

L’après midi, pendant que certains partaient faire une sieste, il fut décidé pour les autres de faire un plongeon dans la piscine, belle maman, les garçons, mon mari et nos enfants, ma belle soeur et moi, j’ai préféré rester sur la terrasse.

Que voulez-vous, je complexe par rapport à ma grossesse, je ne la sens pas compatible avec un maillot de bain deux pièces. Ce n’est pas que je me sente moche mais je ne me voyais pas me mettre en maillot et montrer mon ventre surtout devant les garçons. C’est un peu gênant je trouve. Je ne sais pas si j’ai été comprise. Belle maman me disait  » allez viens faire prendre un bain à gnome 3 « . Par contre, à la maison, je n’hésites pas à m’y mettre, ce n’est pas pareil, ce sont mes enfants et mon mari qui me voient.

Je ne sais si c’est la chaleur, le mal être, l’ennui à rester à rien faire ou tout simplement un gros coup de cafard, toujours est-il que je suis partie, laissant les enfants et mon mari là à 5 km de la maison sans voiture et que je suis rentrée à la maison cafarder un peu plus, seule. Je sais que ce n’est pas une attitude très polie envers ma belle famille et je m’en suis excusée auprès d’eux, et le pire dans l’histoire c’est que j’en ai eu une dispute avec mon mari qui se doutant de ce que j’éprouvais n’a pas répliqué et a laissé retomber ma colère. Je t’aime mon amour, merci de ta patience. Moi et mon fichu caractère.

Rétrospectivement, si je reviens sur cette journée et que j’essaie d’analyser ma colère et mon cafard, je crois saisir ce qu’il s’est passé. Le fait est que j’ai vu mon mari profiter de sa soeur, alors que moi je n’avais pas la mienne auprès de moi. Il pourra la voir quand  il veut pendant 15 jours.

Moi, lorsque ma soeur vient dans les Landes  2 fois l’an, c’est seulement pour deux ou trois jours voire une semaine, et encore elle va au camping sur la côte à une trentaine de kilomètres voire plus. Et donc, sur ce laps de temps, je n’arrive à la voir qu’une journée bien raccourcie d’ailleurs car ensuite il faut qu’elle fasse la route du retour. Que voulez -vous, je suis un peu jalouse, moi qui étais si proche de ma soeur, la séparation et l’éloignement sont parfois un peu dur à supporter, surtout que nous étions des confidentes l’une pour l’autre.

Bien sùr, il nous reste internet pour discuter mais voilà, elle était partie en vacances 15 jours, pas de moyens de communiquer ensemble et là le cafard m’est tombé dessus. Tu me manques, je sais que tu liras cet article, alors vivement que tu reviennes, je t’adores ma grande soeur.

Bon allez, on se remonte le moral en prenant un petit carreau de chocolat et on repart. La prochaine fois j’essaierai de vous écrire quelque chose de plus marrant.

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4 réflexions sur “Coup de blues

  1. oh petite soeur !… si tu savais comme tu me manques aussi terriblement !…
    tous ces mots que l’on n’ose dire de peur de faire fuir l’autre, de passer pour un lâche … pas un jour sans que je repense à nos souvenirs de vie de soeurs fidèles … à notre séparation et enfin à nos retrouvailles !
    que ne donnerai-je pour passer ne serait quelques jours auprès de toi et pas seulement quelques heures volées, grapillées au temps toujours trop court … des retrouvailles toujours écourtées …
    que ne donnerai-je pour pouvoir à nouveau être auprès de toi comme avant, mais la vie en a décidé autrement …

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